L’oeil de nos boitiers

 

De nos jours, nos appareils photos sont des merveilleuses machines à capturer l’instant, immortaliser le temps qui passe. Pour le dire simplement, la photo peut se résumer au faite de laisser passer de la lumière à l’intérieur  de nos appareils photos vis à un objectif. L’une des pièces les plus importantes pour exercer notre passion est le diaphragme, écourté pour beaucoup de photographe à diaph. 

Cette pièce astucieuse permet de créer une ouverture de lumière plus ou moins large  dans notre objectif. La quantité de lumière traversant notre diaphragme viendra rencontrer notre capteur numérique pour les boîtiers de dernière génération.
Pour l’ancienne génération, la lumière venait marquer une pellicule photosensible dans les appareils argentiques.

Quelle que soit la génération de nos boîtiers la “théorie” de l’ouverture reste la même.

L’ouverture et la vitesse sont les 2 grands axes de contrôle d’exposition de nos photos

Il existe encore un 3ème moyen qui est la sensibilité, les iso. ( j’y reviendrais plus tard) Ne partez pas déjà, ça peut paraître indigeste comme article mais je vais faire au plus simple possible ne vous tracassez pas…

Pour une vitesse donnée d’obturation de diaphragme (ou d’iris), nous devons fermer ou ouvrir ce dernier par rapport à la quantité de lumière environnante. 

Exemple: admettons que nous sommes dans un environnement avec une faible lumière, nous devons ouvrir le diaphragme en grand. A l’inverse, si nous sommes dans un environnement avec une grande quantité de lumière, nous devons fermer le diaphragme. Ces deux réglages de diaphragme nous permettent de garantir une bonne exposition de nos photos.  

 

“Mais mon petit Eric, c’est quoi une photo bien exposée??” me direz-vous… 

Une bonne exposition de photo est une photo qui est bien équilibrée entre les tons clairs et les tons sombres où nous retrouvons de la texture, de l’information partout. Par contre, une photo mal exposée sera une photo où nous nous retrouverons sans texture ni de détails dans les tons clairs ou sombres.

Une photo surexposée sera une photo où il n’y a plus de texture, détails dans les tons clairs. (Exemple N°1) Dans le jargon, cette photo sera dite brulée ou encore cramée.

A l’inverse, une photo sous-exposée sera une photo où il n’y aura plus de texture, de détails dans les tons sombres. Un autre moyen d’obtenir un résultat similaire est de modifier la vitesse d’obturation avec une ouverture de diaphragme déterminée. 

L’astuce de ces deux réglages est de jouer avec eux, afin d’avoir une exposition correcte. Cependant, la taille d’ouverture du diaphragme détermine “la concentration” de lumière passant dans notre ligne optique. Ce qui donnera un impact direct sur la profondeur de champ. La maîtrise de l’ouverture et de la vitesse sera essentielle dans le rendu final de nos photos.

Les valeurs F

valeur F

Les valeurs F sont représentées de la façon suivante:

Donc une grande ouverture sera exprimée par  F1.4, contrairement à une petite ouverture qui sera F16, par exemple .Et oui, c’est un peu contraire au bon sens mais pas le choix , il vous faudra vous y faire à cette unité de mesureUne astuce est de parler en fermeture plutôt qu’en ouverture, ça pourra peut- être vous aider à comprendre plus vite.

Mais d’ici quelques sorties en mode manuel ou priorité à l’ouverture vous vous y ferez. Cela est encore trop sombre dans votre esprit ???  voici des exemples qui vont l’éclaircir…

Exemple N°1

exemple d' exposition selon l'ouverte de diaphragme
exemple d’exposition selon l’ouverte de diaphragme

Analysons l’ouverture, la vitesse et l’exposition sur ses 4 photos:

N°1: Cette photo est beaucoup trop clair , elle est surexposée. Le dos des pions blancs sont brûlés, il n y a pas de texture, de matière. A l’impression cela peut donner des taches blanches. Notons que l’ouverture est F1.8
N°2: L’exposition est correcte sur cette photo, nous avons un bon équilibre entre les tons clairs et foncés. Nous avons de la texture partout. Nous sommes ici à F2.8
N°3:L’exposition sur celle-ci est légèrement trop sombre l’équilibre commence à basculer. On est à F4.5
N°4: Cette dernière photo est sous-exposée les tons sombres sont trop dominant et nous avons une partie sans détail dans les noirs et nous sommes à F11.
Les plus attentifs remarqueront que la vitesse est restée la même sur ces 4 images.

Sur cet exemple N°2 les photos ont été prises en mode priorité à l’ouverture.

profondeur de champs sur l' échiquier
profondeur de champs sur l’ échiquier
Nous constatons que l’ouverture varie et que notre boîtier calcule la vitesse adéquate pour garder une bonne exposition. En résumé ce mode est un mode semi-automatique ou nous déterminons l’ouverture, l’appareil fait le reste, c’est pas génial ça???
Après ces notions maîtrisées et connues, je dois vous parler de la profondeur de champ.

La profondeur de champ est la zone de netteté dans notre image qui sera plus ou moins grande selon l’ouverture de notre diaph.

En 2 mots c’est le flou derrière notre sujet, là où on a fait la mise au point.
Comme vous l’avez compris, c’est une autre fonctionnalité qu’on peut maîtriser avec notre ouverture de diaphragme la grandeur de netteté que nous voulons dans notre image
Ouvrant à F2.8 par exemple nous aurons une petite zone de netteté, une faible profondeur de champ. 
En fermant notre diaphragme à F16 nous aurons une grande zone de netteté, une grande profondeur de champ. 

En pratique, nous utiliserons plutôt une grande ouverture lorsque que l’on souhaite “décrocher” notre sujet du fond. Lors de photo de portrait c’est très souvent utilisé, ça donne de magnifique flou en arrière-plan.

 

Ouverture F6 ,vitesse 1/1000 sec Iso 5000
Ouverture F6 ,vitesse 1/1000 sec Iso 5000

Par contre en photo de paysage, on optera pour une ouverture à F 16( par exemple) pour avoir de la netteté partout.

Ouverture F22 ,vitesse: 1.6 sec  Iso 50 
Ouverture F22 ,vitesse: 1.6 sec  Iso 50
Petite chose encore à connaître, concernant les ouvertures comme repris dans l’exemple, lorsqu’il y a peu de lumière qui passe dans notre diaphragme, il se passe un phénomène qu’on appelle la diffraction. 
Ce phénomène est une déformation de la lumière passant à travers une petite ouverture, celle-ci va diminuer la netteté. Ce genre de petite subtilité est à prendre en compte 

Donc, laissez passer un peu plus de lumière en fermant moins votre diaph pour gagner en netteté, F16 par exemple.

Levé de soleil sur les hauteurs belge
Levé de soleil sur les hauteurs belge, F11 1/13 sec iso 64

Alors, ça vous parait plus clair ?

Je l’espère car c’est LA BASE photographique qu’on se doit de maîtriser sur le bout des doigts. Elle nous permet de donner les flous ou la netteté que l’on désire dans nos images ! On va pas se laisser aller au mode automatique en sachant ça maintenant… 

Encore un conseil pour vous faire la main, faites-vous même en exercices les exemples que j’ai illustrés ici, vous verrez ça deviendra instinctif, faites-moi confiance.  

En reparlant des BASES photos, nous sommes à 50 % de la “théorie” donc ne vous découragez pas, on avance bien, très bien même…

Les 50 % suivants seront dans le prochain article et on aura même un bonus en prime… 

maison du port à anvers
maison du port à Anvers avec son reflet

 

NB: Tous les objectifs ont des caractéristiques d’ouvertures différentesL’ouverture maximum sera l’une caractéristiques à prendre en compte lors de l’achat, nous venons de voir pourquoi .La valeur F la plus petite nous donnera plus de flexibilité à contrôler la quantité de lumière, tout en nous donnant une petite profondeur de champ.

 

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Cet article a 6 commentaires

  1. daniele schlusmans

    Merci pour ces rappels toujours intéressants

    1. Eric

      de rien danièle ,avec plaisir ! la suite arrive

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